Cette copie est pour usage personnel et non commercial uniquement.
©2009 Minutepolitique. Tous droits réservés.

Projet de société: les dix (10) défis de konan Bédié

Actualité, Programmes - par mnpkra le Vendredi 8 janvier, 2010 - 15:25 0

Aimé konan Bedié Pdt du Pdci // Photo: GettyimagesLe candidat du PDCI-RDA,  Henri Konan Bédié a procédé jeudi à la présentation officielle de son projet de société. Ci-dessous, l’intégralité des dix (10) défis qu’il propose aux Ivoiriens, s’il est élu.

1 – Le défi de l’unité et de la sécurité nationale

Nous devons relever le défi de l’unité, de la réconciliation et de la sécurité nationale en nous attachant à restaurer l’intégrité du territoire national à rétablir l’autorité de l’Etat, à renforcer la stabilité politique par la mise en Å“uvre d’une démocratie apaisée en vue de reconstruire l’Etat de droit qui garantit la sécurité des personnes et des biens ainsi que les droits et les libertés. Il nous faut vaincre la peur qui s’est emparée des populations ivoiriennes, en réduisant la distance psychologique entre les habitants de ce pays et entre les principaux acteurs de la vie politique. Il nous faut surmonter les replis identitaires en brisant les murs de la méfiance intercommunautaire et en réussissant la réconciliation nationale, gage de l’harmonie sociale. Il nous faut, enfin, réformer les forces de défense et de sécurité en leur redonnant le sens de leur mission républicaine et en les dotant de moyens adéquats.

2 – le défi de la démocratie et de la bonne gouvernance

Nous soumettrons à référendum la révision de la Constitution, afin de consolider les institutions républicaines, en assurant un équilibre entre les différents pouvoirs. L’institution d’un Sénat déjà prévu dans la constitution révisée en 1998, aux côtés de l’Assemblée nationale, permettra au Parlement bicaméral, ainsi constitué, de jouer pleinement son rôle de contre- pouvoir. Le Sénat devait être mis en place après les élections de 2000. Les refondateurs en ont décidé autrement.

L’indépendance de la Justice sera effectivement assurée et consolidée. Le Pouvoir exécutif érigera la bonne gouvernance en norme de l’action gouvernementale. Il s’agira également d’anticiper pour prévenir les crises et réduire les incertitudes face au futur.

3 – le défi de la maîtrise démographique

La population de la Côte d’Ivoire qui était évaluée il 6,7 millions d’habitants, en 1975, est passée à 14,7 millions d’habitants en 1990, puis à 15.3 millions d’habitants en 1998. Avec un taux annuel de croissance supérieur à 3% qui fait doubler la population en moins de 20 ans, celle-ci atteindra près de 40 millions d’habitants, dont la moitié aura moins de 15 ans à l’horizon 2025-2030. Nous rechercherons la solution dans le couplage d’une politique de maîtrise de la population par la sensibilisation des familles avec une politique de croissance économique forte et d’intégration humaine et culturelle.

4 – le défi de L’éducation-formation et du développement du capital humain

Le taux brut de scolarisation se situait à 74 % en 1998 contre 67% en 1994. Les refondateurs nous ont ramenés quinze ans en arrière avec un taux de 66% en 2006/2007. Au niveau de l’alphabétisation, les mesures mises en Å“uvre avaient permis de porter le taux d’alphabétisation des adultes de 39% en 1994, à 44% en 1996, avec un objectif de 60% en l’an 2000. Les différentes actions menées dans le domaine de l’éducation se sont traduites par une augmentation significative du nombre d’élèves avec un chiffre voisin de 2,5 millions en 1998, tous secteurs confondus, dont environ 1,9 millions dans  l’enseignement primaire.

J’entreprendrai la réforme de la politique d’éducation- formation et de recherche scientifique en vue d’en améliorer la qualité afin de l’adapter à nos besoins immédiats et futurs et aux exigences du monde moderne. Cette politique doit être capable de donner à la fois aux individus les moyens de leur épanouissement et à la société ceux de la maîtrise de son développement. L’éducation demeure pour le PDCI-RDA, la priorité des priorités pour faire de la Côte d’Ivoire une puissance éducative au service de son progrès économique, social et humain.

5 – le défi de la maitrise scientifique et écologique

La promotion de la recherche scientifique et la maîtrise des nouvelles technologies permettront de renforcer la compétitivité de notre économie, d’améliorer la qualité et la quantité de nos produits tout en consolidant notre capacité à maîtriser notre environnement naturel en vue du progrès social et humain.

6 – le défi du développement économique et de la relance de l’emploi

Pour rattraper l’important recul de l’économie ivoirienne sous le régime du FPI, il nous faut porter le taux de croissance économique à un taux double du croît démographique pour atteindre rapidement un taux de 7 % et à moyen terme, la croissance à deux chiffres. L’enjeu majeur sera, en définitive, la reprise et la mise en Å“uvre effectives des chantiers du futur. A cet égard, j’encouragerai un financement plus endogène de notre développement par l’épargne intérieure en renforçant les capacités de mobilisation interne pour être en mesure de satisfaire les besoins importants nés de la crise.

7 – le défi du développement culturel

La communauté de destin qui nous unit dans la nation ivoirienne doit consolider notre culture nationale pour en faire un ferment de cohésion par la mise en valeur harmonique et harmonieuse de toutes nos cultures ethniques et de notre histoire Commune. La promotion d’une culture nationale est à la fois une exigence de modernisation, un puissant ferment de cohésion nationale et un atout économique. C’est aussi un enjeu de démocratie. C’est pourquoi, j’inscris cette ambition dans le droit fil de l’option libérale du PDCI-RDA. Car, il faut se garder d’étatiser la culture.

8 – le défi du développement social

Le progrès social implique la création de la richesse par le travail et une juste répartition des fruits de la croissance. Dans le secteur éducation-formation, il nous faudra tout à la fois réhabiliter l’école, l’université et le droit au savoir et à la formation. Cela ne peut réussir sans la restauration de l’autorité de la famille et du maître et la revalorisation du métier d’enseignant. La relance de la politique de santé publique et la reprise des programmes de santé communautaire garantiront aux Ivoiriens le droit à la santé, la réduction du taux de mortalité infantile, le relèvement de l’espérance de vie. Je m’engage à améliorer le cadre de vie des Ivoiriens par la construction tant en zone urbaine que rurale de logements sociaux et par la sauvegarde d’un environnement sain et protégé. Je constate avec amertume que les retraités qui ont donné à notre pays le meilleur d’eux-mêmes ne bénéficient pas d’une attention à la mesure des services rendus à la nation. Pour corriger cette situation, je mettrai en Å“uvre une politique de retraite dynamique par la simplification et l’accélération des procédures de liquidation des pensions. Par ailleurs, avec les progrès de la médecine qui allongent l’espérance de vie, les retraités constituent une mine de compétences, d’expérience et d’intelligence à valoriser et à mettre au service de la nation, notamment sur des projets spécifiques générateurs d’emplois.

Enfin, je mettrai en place une politique hardie et novatrice de création d’emplois, notamment dans le domaine agricole et des infrastructures économiques, puissants leviers pour résorber le chômage endémique et ouvrir des perspectives d’avenir à notre jeunesse.

9 – le défi de la protection de l’environnement et du cadre de vie

La société ivoirienne est en passe de devenir plus urbaine que rurale. Cette évolution nous impose d’intégrer, dans notre développement, la vision environnementale et écologique afin de laisser aux générations futures des villes propres, non polluées, un environnement urbain et malsain, un littoral bien conservé qui résiste à l’avancée de la mer, une forêt qui nous protège et protège la biodiversité un milieu aquatique régénéré et assaini.

10 – le défi de l’intégration régionale et le rayonnement de la Côte d’Ivoire.

Bâtir «l’Eléphant d’Afrique», c’est affirmer le rôle de la Côte d’Ivoire dans l’intégration sous-régionale et africaine. Il s’agira de s’appuyer sur les cercles concentriques de développement pour renforcer sa position de place financière et de pôle économique majeurs. Je m’emploierai à redonner à la Côte d’Ivoire la place qui est la sienne dans le concert des nations et à faire d’elle la locomotive du développement de la sous-région au service d’une politique dynamique de coopération sous-régionale, régionale et internationale.

Imprimez


Réagir à cet article


Votre commentaire